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                                     Les Saintes Maries de la mer           

 

 

Dès le début ou j’ai commencé de pratiquer l’écriture automatique (en94) je me suis retrouvé avec une histoire, que j’ai qualifiée de gentillette au début. Rappelez-vous il s’agissait d’un enfant qui me demandait d’aller nettoyer sa tombe ainsi que celle de sa mère, et porter un message à son père. Il se disait être mon ange gardien et s’appelait « David ». Il m’avait précisé que sa mère s’était noyée avec lui dans une barque. Il m’avait dit qu’il s’était relié à moi quelques mois plus tôt, car dans une église il y avait un ange enfant (statue), ou il était dit que cet ange était là pour nous protéger. En fait j’avais fait une demande particulière à cet ange.

 

        Quelques mois plus tard, en mars 95, un jour je lui ai dit que j’avais l’intention d’aller dans ce lieu ou était la statue de cet ange. A ma grande surprise il m’a dit : « Non tu n’iras pas dans cette église mais aux Saintes Maries de la mer ». Je ne connaissais pas ce lieu car c’était très loin de chez moi (700km). Je n’avais aucune idée de ce qui m’attendait, sauf une chose. Il m’avait dit : « là-bas tu chercheras les MARIES ». Il me précise que je devrais y trouver 4 Maries. Pour moi il n’y avait qu’une seule Marie : la mère de Jésus. Il m’avait donné certains détails que je devais trouver. Une façon de me guider dans mes recherches. Il avait précisé qu’il serait avec moi là-bas.

 

        Pas loin des Saintes Maries j’avais une amie. Je lui téléphone et lui demande son aide pour me guider dans cet endroit. Aussitôt elle accepte et je décide d’aller aux Saintes Maries. Je n’avais aucune idée de ce qui m’attendait. J’y allais aussi pour tester ce que me disait cet ange en écriture auto. Je savais que quand on pratique ce don particulier on risque de se retrouver relié à une entité perverse et perfide. Prendre l’apparence d’un enfant et me mener au clash ceux là sont très doué. Il faut savoir aussi qu’à cette époque je n’avais rien à perdre sauf ma vie. Donc rien ne pouvait m’arrêter.

 

        Dès que j’arrive dans cette petite ville en bord de mer, je me mets à la recherche de son église. Je découvre aussitôt que les gitans viennent en rendez vous, tous les ans au mois de mai. En fait il y a une légende  qui dit que la famille de Jésus persécutée après sa crucifixion (en écrivant ce mot je me rends compte que ce X n’est sûrement pas là par hasard, mais c’est une autre histoire) se sont retrouvés dans un bateau à la dérive.

 

        La légende dit que c’est une reine gitane qui a recueilli et protégé la famille de Jésus qui a échoué à cet endroit. Ceux qui les persécutaient en Galilée les ont mis dans un bateau sans voile ni rame et leur ont dit ceci : si votre Dieu est si fort il aura qu’à vous sauver. Après avoir rebondi deux fois en Espagne le bateau a échoué en Camargue. Plusieurs endroits sont envisagés pour cet échouage.

 

        Ma première surprise est de découvrir les similitudes entre cette église et ce dessin de la « Lettra ». Sur la place qui entoure cette église je découvre deux lignes parallèles qui font tout le tour de l’église. Par ailleurs il y a aussi cette similitude à coté de la maison du curé : une sorte de couloir d’accès. Comment j’aurais pu imaginer à plus de 700km que cet endroit correspondait au dessin que j’avais fait de la lettra ? Des mémoires ancestrales ? Si c’est le cas ça voudrait dire que je suis déjà venu à cet endroit dans une vie antérieure. La grande question serait: ou sont ces mémoires? Sûrement pas dans l'ovule et le spermatozoïde qui m'ont donné naissance. Dans cette vie présente il est certain que je n’y suis jamais venu. Dans le cas ou ce dessin est le fruit de ma communication avec Blaise cela signifie que cet endroit est très important pour lui, et qu’il veut me le faire partager avec lui.

 

                            

                                                                                                              

                          

                             

         Cette église se présente  comme un bateau à l’envers. Une église fortifiée. Imaginez que vous êtes en bateau et que vous échouez sur une plage : la meilleure protection c’est  ce bateau. Retourné à l’envers, il vous servira de maison. Ma première surprise est d’y trouver deux Maries : Marie Jacobée et Marie Salomé. Elles sont dans une barque et la légende dit que ce sont elles les premières qui ont mis pied à terre à cet endroit. Ce sont deux sœurs. Sûrement les filles  de Marthe (la sœur de Marie : mère de jésus). Tout au fond de l’église je trouve une petite statue de Marie. Cela me faisait 3 Marie. Qui était la quatrième ? En me renseignant un peu partout je découvre qu’il y a un lieu pas très loin qui s’appelle : les 4 Marie. J’essaie de m’y rendre mais on me dit que cet endroit est inaccessible. Je n’aurais de cesse que de trouver la quatrième Marie.

          

          Je me rends dans la crypte ou se trouve un tombeau païen ainsi que la statue de SARA : une vierge noire. Qui est SARA ? On me dit que c’est la reine des gitans qui a sauvé la famille de Jésus. C’est pour elle que les gitans viennent se recueillir tous les ans le 24 mai. Ce qui m’interpelle c’est que c’est une vierge noire. Pourquoi noire ? A force de chercher je découvre que les gitans sont originaires des indes ce qui explique leur coté basané. Plus tard je me poserais une question essentielle : certains disent que pendant la période où on ne sait rien de Jésus il aurait été aux indes. Aurait il donné rendez vous à ces gens là aux Stes Marie ? Ce qui est sûr c’est qu’ensuite les gitans ont fait le voyage jusqu’en Galilée pour dire que le bateau était bien arrivé. N’oubliez pas que « méditerranée » veut dire : au milieu des terres. On peut en faire le tour, ou pratiquement, sans prendre un bateau.

                                                     

        Cette année là je découvre aussi que sous l’église il y a une grotte ou se trouvaient 6 cranes disposés d’une façon particulière. Aussitôt je fais le lien avec un dessin que j’avais fait en écriture auto. Quand j’avais demandé ce qu’était ce dessin on m’avait répondu : « ESPRIT ». Avec ce dessin Blaise (anciennement l’enfant David du début) m’avait appris ce qu’est le conscient et le subconscient et la théorie du ça et du sur-ça des psys. Un coté ouvert sur l’extérieur et l’autre fermé mais avec juste une ouverture de communication entre le conscient et le subconscient. Petite précision au passage : pour les médiums la communication avec l’au-delà  se fait par cette ouverture du subconscient sur l’extérieur. Bizarrement cette grotte sous l’église a la même description que le dessin que j’avais eu en écriture auto. 6 crânes et 6 composantes de ce dessin de l’ESPRIT. 3 de chaque coté, séparés par un mur, plus une porte de communication entre les deux composantes, au bout du mur de séparation.

Dessin de l’esprit. La grotte sous l’église se présente de la même façon

 

                                                    

        Après avoir fait des recherches aidé par un petit livre publicitaire je découvre que les 6 crânes sont deux fillettes tout en bas l’une à coté de l’autre. A dessus le crâne d’un homme en face de celui d’une femme mais entre les deux se trouve un livre. Certains disent que c’est le livre de Maximin qui serait écrit à l’envers et sois disant indéchiffrable. Donc cet homme par déduction serait Maximin. Mais qui serait la femme en face de lui ? Au dessus au 3e niveau un autre crâne de femme et en face un crâne qui a été noyé dans le plomb. Blaise m’explique qu’à cette époque le plomb est le symbole de l’esprit.

Lien vers ce qui me reste de ce livre : cliquer ici

Je dois préciser aussi qu’on nous induit souvent en erreur en confondant le livre qu’a écrit Maximin et le livre du compte rendu des fouilles en 1448. Ou est caché le vrai livre de Maximin ?

 

        En 1448 le roi René a fait ouvrir la grotte. La porte était scellée de l’intérieur. La seule solution a été de faire une ouverture sur le coté. Que s’est il passé pour que la dernière personne qui est entré dans cette grotte l’ai fermée de l’intérieur. Voilà l’explication que me donne Blaise. Maximin était uni avec SARAH la servante de Marie : une égyptienne. Donc possible qu’elle soit de couleur noire car les égyptiens du sud sont de couleur noire. Maximin s’est absenté et quand il est revenu il a découvert sa femme et ses filles tuées par des bandits. Il faut savoir qu’à cette époque cette région regorge de bandits qui attendent que les bateaux échouent dans les marais pour les dépouiller. Maximin très en colère contre les humains. Il fait ce livre et s’enferme dans la grotte. Blaise m’a précisé que Maximin était forgeron donc facile pour lui de sceller la porte de l’intérieur. Cela voudrait dire que Maximin s’est suicidé en refermant cette porte définitivement.

 

        Dans le reliquaire de cette église se trouvent des objets personnels retrouvés dans la grotte : de la vaisselle très riche dont une timbale et deux bras pouvant contenir sûrement du vin. En penchant ces carafes en forme de bras le vin coule entre les doigts. Si ces gens là sont la famille de Jésus et que cette vaisselle est là, on peut tout supposer. Apparemment elle avait une valeur particulière pour être enfermer définitivement loin des humains. Est-ce la vaisselle du dernier repas de Jésus ?

                  

                  

        La première année où je suis allé aux Stes Maries on m’a dit que tout ce qui avait été trouvé dans cette grotte se trouvait à ARLES. Après certaines recherches j’ai retrouvé tout dans la basilique d’Arles. Tout ou presque tout. Il y avait même des vêtements d’enfants. Ce qui m’a frappé le plus ce sont de minuscules chaussures d’enfants. Tous les restes humains se trouvaient dans des coffres luxueux. Ce qui m’a révolté c’est que c’est seulement après avoir fait le tour de la basilique, qu’on nous dit que les restes des Stes Maries se trouvent dans un recoin de la basilique. Un recoin très sombre. Une façon de dire ils sont là mais à l’écart du public. Il faut vraiment avoir envie de voir ces restes pour les trouver. Combien de personnes refont le tour de la basilique pour les voir ? On ne cache pas ! vous diront les religieux. Moi je leur dit : vous dissimulez subtilement en dispersant et en faisant tourner les objets d’église en basilique et de basilique en églises.

                       

                       

        La première année je suis allé demander des renseignements au curé de l’église des Stes Maries. Je voulais savoir qui était la 4e Marie mais aussi combien de personnes étaient sur ce bateau. Certains affirment qu’il y avait environ 40 personnes sur ce bateau. A chaque fois les réponses sont les mêmes : On me répond invariablement : c’est un mystère. Mais quand on commence à faire des affirmations aussitôt on nous répond : nous on accepte que des faits cohérents et concordants. Voilà l’erreur qu’il ne fallait pas faire avec moi : je cherchais la vérité et je voulais tout savoir. Pour moi dissimuler ou me rejeter, c’était l’erreur qu’il ne fallait pas faire. Dès le départ je me suis dit : on nous cache une vérité alors je veux la trouver. Je n’avais aucune éducation religieuse et encore moins un savoir historique de la vie de Jésus. Je savais seulement ce que tout le monde sait sur Jésus.

 

        A peine rentré à paris, je me suis lancé à faire des recherches. Un travail de titan. J’avais un avantage incroyable : Blaise qui me guidait. Au départ je doutais de ce que j’écrivais mais plus j’avançais avec lui plus je me prenais au piège de tout vouloir savoir. Je précise que j’ai toujours gardé le doute. Pour moi le doute est un moteur qui permet d’aller toujours plus loin. Avoir la foi aveugle et on est muré dans sa foi. J’aurais pu avaler la couleuvre toute entière sur ce que j’avais vu ou vécu cette année là aux Stes Maries, et m’en contenter. J’ai toujours gardé le doute malgré tout. La plupart des gens passent devant les Stes Maries, visitent l’église et découvrent la légende, et s’en contente. La plupart des gens visitent les églises de Camargue et voient des objets, qui tournent d’église en église, ou il est dit que ça vient des Stes Maries. Ils passent devant sans se poser de questions. Moi je les photographie pour les répertorier ou les retrouver. Un jour j’ai écris au curé des Stes Maries pour lui poser des questions au sujet de la timbale qui se trouvait dans le reliquaire de l’église ainsi que la vaisselle. Ce fut une erreur ! Aussitôt la timbale a disparue. Il ne faut jamais poser de question sur cette timbale ni sur le livre de Maximin. Pour info à ceux qui voudront chercher comme je l’ai fait : à la médiathèque d’Arles il existe des archives dans la cave, qui sont encore cachées !

 

        A partir de ce moment là je suis devenu un assoiffé de savoir ésotérique. Quand je dis ésotérique je pense : savoir des philosophies anciennes. Les Egyptiens, puis les hébreux, puis les chrétiens, puis les musulmans et sans oublier les bouddhistes. Jésus avait des idées bouddhistes : c’est ma conviction. On en revient au problème des Indes ou Jésus aurait été pendant sa période ou on ne sait rien de lui. Tout est lié et tout se recoupe. On ne peut pas ignorer les philosophies égyptiennes car il ne faut pas oublier que Moïse connaissait tout leur savoir. Moïse a été un prince égyptien. Parmi les bâtisseurs de pyramides se trouvaient des esclaves juifs, mais aussi un petit groupe de juifs très protégés qui étaient les seuls détenteurs du savoir de la construction de ces pyramides. Moïse a ramené ce savoir chez les juifs et sûrement à ceux qui ont écrit la Kabbale. Pour moi c’est le point de départ de l’Alpha et Oméga.

 

        Blaise est devenu un « Maître » (professeur) hors du commun. Il me guidait dans mes recherches très subtilement. Il me suggérait une énigme ou un problème, et ensuite me prouvait qu’il avait raison. Je n’ai pas toujours été en harmonie complète avec lui. Souvent c’était des conflits sur des raisonnements différents. C’est ce qui a fait la grandeur de cette éducation que j’ai eue avec lui. Nous avions tous les deux un intérêt commun. Lui de m’enseigner des choses cachées, et moi la soif de savoir. Une amitié assez spéciale nous unissait. Plus qu’un ange gardien et son terrien. Même dans les moments conflictuels, car il y en a eu, jamais il y a eu rupture entre nous. Cette complicité a duré plus de 10 ans et cette amitié dure encore aujourd’hui.

 

        Tout se construisait comme un puzzle. Pièce par pièce. Bizarrement à chaque moment j’avais l’impression que je savais déjà tout cela et qu’il suffisait de le faire revenir à la surface. Deux pièces du puzzle ensemble et c’était une évidence pour moi. Je peux dire que c’est devenu une sorte de drogue pour moi. J’écrivais et je dialoguais avec blaise puis ensuite je passais des nuits à étudier sur internet dans toutes sortes de sites ésotériques. Juste un message vite fait pour ceux qui font des sites ésotériques. Dans mon esprit si on fait un site ésotérique c’est pour expliquer aux autres et que ça devienne « éXotérisme ». Si c’est pour survoler ou expliquer de façon cachée ça ne sert à rien. Il y a aussi ceux qui se font mousser mais qui ne font que reprendre le savoir des autres. La Kabbale a été une révélation en ce qui me concerne. Jamais on ne me verra donner des leçons sur la Kabbale. Et pourtant je connais sûrement la dernière clef qui manque. Celle qui permet de passer d’un monde miroir à un autre monde mais aussi à franchir DAATH.

 

                                     

 

        Revenons aux Stes Maries. J’y suis allé très souvent à ce rendez-vous du 24 mai. Chaque fois que c’était possible j’y allais. Ce qui me fascinait au début c’était la ferveur des gitans ce jour là. Cela me rappelait la ferveur des musulmans quand je suis allé travailler en Arabie Saoudite. Une force dans la communion. Il faut être dans l’église au moment où l’on descend les chasses. A l’intérieur se trouvent les restes de Marie Jacobée et de Marie Salomé. Au moment où elles sont soulevées, pour les descendre au bout d’une corde, des petits exvotos (papiers avec des vœux) s’envolent et c’est une huée de ferveur dans l’église. Comment sont ils arrivés là haut, ces exvotos, je ne sais pas. Ensuite quand les chasses descendent lentement c’est le silence total.

 

                          

 

 Une année nous étions 40 000 à venir pour ce pèlerinage. C’était le plus grand que j’ai vu. Cette année là le 24 mai tombait sur le jour de la Pentecôte. Les gitans sont Pentecôtistes, ou Evangélistes, ou rien du tout. De toute façon ils viennent tous pour Sara la noire. Pour eux c’est une servante de la vierge Marie. Dans le temps cet endroit servait de lien entre les familles gitanes, car elles étaient dispersées un peu partout sur les routes. Plus les années passent et plus les religieux rejettent les gitans, en s’accaparant cette SARA, qui devient SARAH la servante égyptienne. De toutes façons cette SARA qu’elle soit gitane ou égyptienne elle est la servante de MARIE. Un relais entre Marie, et nous les humains. Cette récupération de la légende par les religieux se fait petit à petit. A un moment je me disais : les gitans ne sont plus là que pour attirer du monde et sont des pantins aux mains des religieux. Jésus a été crucifié car il a mis le pouvoir de dignitaires du judaïsme en péril, en démolissant les étales des marchands dans le temple. Aujourd’hui tout est fait pour gagner du fric avec la religion. Tout est un commerce. Les gitans sont devenus un objet commercial lié à cette légende. Dans quelles caisses, va tout se fric gagné sur cette légende ?

 

        A chaque fois j’allais là-bas, c’était comme si je me rendais à un rendez vous avec Blaise. Marie a toujours été ma « copine » dans mon cœur. Dans cette église je me sens comme chez moi. C’est étrange comme sensation. C’est comme si je venais me ressourcer chez moi, ou j’ai mes racines. A chaque fois que j’allais travailler à l’étranger et que je rentrais chez moi j’avais cette sensation. Depuis tout gamin j’ai toujours eu des liens particuliers avec les gitans. Pour moi c’est un  rendez vous multiple avec les gitans, mais aussi avec Blaise, Marie, et les autres. Peu importe ou se trouve le vrai lieu. L’important c’est que le lieu où l’on se retrouve soit un endroit de rendez-vous, et de communion parfaite.

 

                    

                     

                     

                    

                                    

 

                                              

 

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